Outre la satisfaction de détenir une oeuvre d'art, ce type de placement permet de bénéficier d'avantages fiscaux. Voici lesquels
Le plaisir de détenir des tableaux de maîtres et des sculptures contemporaines permet, en plus de diversifier son patrimoine quand les marchés boursiers ou immobiliers connaissent une crise, d'échapper totalement ou partiellement à l'impôt. Cela concerne aussi les objets d'antiquité, les meubles de style classés, les tapisseries anciennes ou contemporaines, les peintures et les sculptures classiques ou design
Pour toutes ces œuvres, le Code général des impôts indique sans ambigüité que "les objets d'antiquité, d'art ou de collection ne sont pas compris dans les bases d'imposition à l'Impôt de Solidarité sur la Fortune". Une disposition qui
évite donc de franchir trop rapidement la barre des 770 000 euros qui oblige à déclarer la totalité de son patrimoine. Un montant qui peut être dépassé plus vite qu'avec un placement immobilier, surtout si on achète plusieurs œuvres. Les exemples ne manquent pas : un tableau ancien du XIX ème siècle de Pietro Longhi est estimé entre 300 000 et 400 000 euros, un autre de Giovanni Richter entre 500 000 et 600 000 euros. De même, une pendule époque Louis XVI peut atteindre les 200 000 euros.
Pas de plus-value après 12 ans de détention
Ceux qui ne sont pas concernés par l'ISF bénéficient également d'avantages fiscaux. En cas de revente, il faut normalement reverser au fisc 27 % du montant de la vente au titre de l'impôt sur les plus-values. Mais cette part peut se réduire à mesure des années de conservation de l'objet. Un abattement de 10 % par année de détention est ainsi accordé au-delà de 2 ans. Autrement dit, après douze ans de patience, l'imposition sur la plus-value disparaît. Attention toutefois, il faudra prouver la date d'acquisition du bien. Pensez donc à conserver la facture d'achat. Sinon, vous devrez vous acquitter d'une taxe de 5 % calculée sur le prix de vente.
Payer ses impôts avec une œuvre d'art !
La cession d'une œuvre d'art ne passe pas forcément par la vente, elle peut aussi se transformer en moyen de paiement. Ainsi, un dispositif peu connu du grand public autorise un contribuable à régler des droits de succession ou l'ISF en livrant un objet d'art de valeur marchande équivalente aux sommes dues. Cette opération s'appelle la dation en paiement.
En pratique, vous faites une offre à l'administration fiscale en indiquant l'évaluation des biens proposés en paiement. Après une procédure administrative pouvant durer jusqu'à trois ans, l'œuvre est présentée à la commission d'agrément des dations, qui donne ou non son accord. De la sorte, l'avantage est double : vous réglez l'impôt avec une œuvre d'art sans puiser dans vos liquidités et la longueur de la procédure vous permet de bénéficier d'un délai non négligeable pour satisfaire vos obligations fiscales.
Placer dans l'Art rapporte, à condition de choisir des œuvres pour un montant raisonnable, avant qu'elles ne s'arrachent à prix d'or. Quels sont les thèmes, les époques et les artistes, qui, selon David Nordmann, commissaire-priseur au sein du cabinet Ader, auront la cote demain.
Au palmares, figurent notamment :
Les peintures des années 50 / 60
Les peintures des années 50 sont actuellement en vogue. En particulier, les œuvres d'abstraction. Tapies, Fiedler ont une cote dont la courbe prend des allures logarithmiques ♥.
Les graffitis appartiennent à l'art contemporain mais sont des objets encore en devenir, estime David Nordmann. Les prix restent pour l'instant abordables mais il faut privilégier les artistes bien inscrits dans leur époque".



